CVX Créteil-Meaux : espace de partage pendant le confinement

Cet espace est destiné au partage de notre relecture du temps de confinement. Il suffit de taper notre texte dans le champ situé sous l’invitation “Laisser un commentaire”.

Merci de vous limiter à une dizaine de lignes !

Vous pouvez également répondre au texte déjà déposé par un compagnon en cliquant sur le lien “Répondre” en haut et à droite de l’encadré.

Pour une question de discrétion, n’indiquez pas votre nom dans le champ obligatoire en bas à gauche, mais seulement votre prénom.

Cet article a 14 commentaires

  1. Il est très facile de contribuer à ce forum, il suffit de saisir un texte d’une longueur raisonnable. Dix lignes, c’est déjà beaucoup ! Et c’est bien peu pour dire toute la gratitude que nous pouvons manifester aux personnes qui se donnent de tout leur cœur au service des autres depuis le début de l’épidémie. Don de soi qui fait écho au don de Dieu pour notre humanité et “qui lui a coûté cher” comme le dit le pape François dans son homélie des Rameaux. Nous recevons, nous donnons, nous prions… Partageons ici ce qui nous fait vivre en communauté… confinée !

  2. J’ai me semble-t-il le privilège d’ouvrir le partage ! En temps “normal” j’ai peu de liens, de contacts mais ils ont le mérite d’exister et ils sont précieux!
    alors en confinement, je vis une période d’aridité: les liens virtuels (si riches de créativité, de vie etc..)prier devant un écran etc il m’a fallu apprivoiser tout cela malgré mes résistances Je vis cela comme une communion à tous ceux qui, habituellement, n’ont pas d’autre choix et comme une préparation à l’âge plus avancé!; un appel aussi à me former à mieux utiliser mon téléphone portable, les écrans : je suis ignare et décalée!
    Je mesure aussi l’importance des communautés (au sens large) auxquelles j’appartiens : Merci à elles; après le confinement elles auront un goût renouvelé!
    Bel octave de Pâques avec l’Espérance au cœur: Christ est vraiment resuscité
    Bien fraternellement Nicole

  3. Partage d’un temps de prière en confinement …la semaine de Pâques, avec Marie-Madeleine (Jn 20,1-2. 11-18)
    « …c’était encore les ténèbres ».Mort de l’ami dans des circonstances brutales, injustes, « pourquoi ? ». En ce début de semaine, les ténèbres ne sont pas dissipées par magie. Le confinement est toujours là, la lutte se poursuit, des victimes meurent encore.
    Pourtant, deux signes : « Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau », « deux anges vêtus de blanc » (« vêtus de blanc » : tiens !, un petit signe de lumière). Mais Marie les interprète mal. Elle est toujours enfermée dans le drame.
    « Ayant dit cela, elle se retourna ». Un premier retournement. Un dialogue s’ouvre, tâtonnant… « Marie ». Son nom est prononcé. Elle est appelée comme au jour de l’intimité. Un autre retournement peut se vivre. « Rabbouni » : la présence est reconnue. Il est là et je ne le voyais pas. Il est là, présent à chacun, toujours.
    Non pour qu’on le retienne, mais « Va trouver mes frères… » dès maintenant, en confinement, dans la prière, la solidarité, l’intercession, l’écoute et le soutien quelle qu’en soit la forme, et demain quand du neuf sera à construire. Vous ne serez pas seuls : « je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
    Dans l’espérance avec vous tous et toutes.

  4. Je mesure la chance d’être en retraite professionnelle et dans un lieu de vie confortable et agréable pour un temps de confinement. Je mesure combien chaque lien avec celles et ceux que j’aime, à commencer par mes enfants est précieux. Je m’émerveille des moyens que nous mettons en place pour garder autant que possible ces liens et suis heureuse de voir la diversité des “débrouillardises” pour continuer à vivre “quelque chose” en famille, en quartier, en paroisse, en CVX…. mais de façon virtuelle et cela me pèse !
    Ces temps de Carême et de Pâques qui accompagnent notre réalité humaine aujourd’hui me donne à approfondir davantage ma foi en ce Dieu qui m’appelle – nous appelle – à la Vie. Mon enjeux de Carême : ne pas me retourner sur moi, mais depuis l’intérieur de ma maison ouvrir d’avantage “ma tente”. Croire envers et contre tout qu’il y a là un enjeux majeur et aussi une chance. Accueillir dans l’ Espérance ces signaux qui considèrent la valeur de chacun.e dans les métiers essentiels et les plus humbles, sur les questions écologiques, sur le rapport à la mondialisation etc… et ne pas oublier que d’autres maux sont plus graves que ce fichu virus, mais qu’en définitive nous ne pouvons considérer ce qui est essentiel que parce que nous sommes – je suis – directement concerné.e.s.
    Je suis frappée particulièrement (pourtant ce n’est pas nouveau dans la liturgie !) depuis le dimanche de Pâques à ce que les textes proposés font état du “corps”. Corps du Christ Ressuscité, corps des disciples “retrouvant” le Maitre. Ces textes me renvoient à mon propre corps, à la manière dont je prends soin du corps des autres, du corps social, du corps ecclésial… et je pense à St Paul…
    Quelques expressions que j’emprunte à Véronique Margron correspondent à ma façon de vivre spirituellement ce temps : “joie douloureuse intime”, “habiter l’intranquillité”, “le Christ crucifié est notre compagnon, le Christ descendu aux enfers est notre compagnon. Et le ressuscité est toujours notre compagnon”.

  5. Seule chez moi, confinée à ne voir personne. Et pourtant, je sens combien je suis reliée à toutes les personnes que je connais, à travers mes activités, les liens paroissiaux, les liens CVX, les personnes seules et âgées, tout cela grâce aux outils informatiques, sms, téléphone, vidéo qui me disent que nous sommes unis dans cette épreuve de la solitude, même à travers les souffrances. Ce manque d’une rencontre corporelle m’est parfois difficile à vivre. Mais l’amitié partagée, le soutien à travers ces liens virtuels sont comme un souffle de vie.
    Je rends grâce (comme un cadeau) aussi pour le soutien chaque jour de recevoir la communion spirituelle du Pape François et son message, grâce à KTO.
    Soyons dans la joie, Christ nous accompagne.

  6. Je rends grâce pour une amitié qui a traversé le temps (plus de 50 ans), les différences de caractère et de culture. Cette amitié me donne d’être moi-même, de pouvoir partager joies et moments de faiblesse, la vie de nos petits-enfants, nos inquiétudes et nos questionnements. Les épreuves de la vie au long des années nous ont rapprochées, et nous nous appelons souvent pendant ce temps de confinement. Nous savons pouvoir compter l’une sur l’autre.
    La foi a toujours tenu une place importante dans sa vie alors que pour moi, la foi a été longtemps une réalité abstraite, distante. Mais j’ai demandé à être confirmée après la mort de mon mari il y a une quinzaine d’années, elle est ma marraine de confirmation.
    Je reçois cette amitié comme signe de l’amour fidèle du Seigneur qui a toujours veillé sur moi, même quand je ne le voyais pas. Il nous accompagne toujours.

  7. Le confinement me recentre sur le Fondement des Exercices. Je l’interprète ainsi aujourd’hui : l’homme est un être interdépendant au sein de l’univers, mais aussi au-dessus de lui ; il réfléchit. Je suis en interactions :
    – avec le cosmos, difficilement pensable par moi, dont je me se sent une poussière,
    – avec la nature inachevée, le lieu de mes actions, dans laquelle je rencontre beauté et violence,
    – avec les êtres humains, parmi lesquels je trouve amour, égoïsme et indifférence,
    – avec moi-même, le lieu de mon interrogation sur le sens de la Vie, où je perçois du bon et du mauvais,
    – avec Dieu, de qui je reçois l’annonce de son Salut et de la possibilité de faire alliance avec Lui, en vue de la croissance humaine et spirituelle de l’humanité.
    Ceci fait, pour moi, du genre humain la finalité de l’univers (une pensée d’ordre philosophique, non scientifique). Il a pour domiciliation la nature dont il fait partie, pouvant la parachever ou la saccager. L’humanité se doit donc d’en user selon ce que la conscience de chacun lui dicte, la considérant comme son partenaire et non comme son supermarché géant.

  8. Ce confinement est pour moi une période utile pour resserrer certains liens grâce au téléphone et à Whatsapp , avec ma famille , mais aussi les voisins avec qui nous échangions peu et qui applaudissent avec nous les soignants à 20h.
    Mais il y a aussi tous les membres de notre association avec qui nous échangeons des nouvelles. Celle qui a été très malade du virus et en nous raconte cette période difficile dont elle c’est sortie en priant Allah ; celle qui est au chômage seule avec 4 enfants ne mange plus que des pâtes et a besoin d’être aidée dans ses démarches ….etc …mais aussi les bénévoles qui leur téléphonent, les accompagnent à la CAF , fournissent des masques à ceux qui n’osent pas sortir tant qu’ils n’en ont pas , des légumes et des fruits à d’autres. Je peux rendre grâce pour tous ces liens différents. Tout cela occupe aussi mes prières souvent trop courtes et maladroites…. parfois me met en colère … et m’oblige à demander conseil et aide à Dieu et à mes proches pour ne pas déraper.
    Le plus dur est d’appeler ceux et celles que j’apprécie moins , qui passent trop de temps, car ils sont seuls, à nous raconter les détails insignifiants de leur vie .
    Merci pour ce temps; je n’ai peut-être pas suffisamment approfondi mais tout cela est tellement important .
    Heureuse de retrouver la région et de reconnaitre les uns et les autres dans vos interventions. Les textes de chaque jour m’aident à commencer mes journées en union de prières avec les uns et les autres.

  9. Comme les disciples d’Emmaüs, nous sommes sur le chemin, un chemin inédit depuis quelques semaines. Nous aussi sommes par moments découragés, dans le doute, dans l’incompréhension. Et pourtant Seigneur, tu chemines avec nous, avec chacun d’entre nous et nous avons parfois du mal à te reconnaître. Que nous dis-tu, comment nous éclaires-tu ? et nous, arrivons nous à te raconter ce qui fait notre vie en ce moment ?
    Puiser à la source de la Parole, de la prière, de la contemplation. Puiser dans les relations fraternelles, amicales, familiales dont le fonctionnement est réinventé mais aussi tellement source de vie. Quels trésors d’imagination, d’inventivité, d’utilisation des moyens techniques actuels pour nous permettre de vivre autrement mais bien réellement l’Eucharistie, des temps de prière, nos propres réunions de communauté locale, mais aussi de bons moments fraternels et amicaux !
    Laissons nous toucher par ce qui est beau et bon malgré les difficultés, les soucis, la souffrance aussi parfois.
    Il me vient la prière de Saint Ignace : “Prends Seigneur et reçois … Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit”

  10. Je rends grâce parce que ce texte des disciples d’Emmaüs est vraiment un texte pour nous, chrétiens d’aujourd’hui et de tous les temps dans le sillage des apôtres. Rendez-vous compte : deux disciples s’entretiennent et s’interrogent sur Jésus, et Il est parmi eux. Tout comme le Seigneur se rend présent à chacun de nous en cet après midi où nous sommes en communion fraternelle. Je rends grâce pour la disponibilité rendue possible dès lors qu’Il trouve place en nos coeurs. Disponibilité pour écouter, recevoir, se laisser déplacer, et enfin être envoyé ! Que ce texte soit une consolation pour tous ceux qui auront souffert durant ce confinement de ne pas pouvoir se rendre utile, (pour certains, le sentiment de n’avoir pas fait assez est une réelle source de culpabilité). Cette disponibilité rendue possible par le Christ c’est déjà le Oui qui pourra se dire demain, le moment venu, parce que nous aurons fait un bout de chemin en compagnie du Seigneur.
    Pensées toutes fraternelles.

  11. Quelle joie de prier en contemplant les pèlerins d’Emmaüs et surtout leur interlocuteur, qui se révèle être le Christ lui-même ! Combien de rencontres nous ont conduits à une telle révélation ? Un témoignage lors d’une réunion ? Une journée régionale particulière ? Le geste d’un soignant penché sur notre malaise ? C’est un peu de tout cela qui, pour ma part, me ramène sur le chemin et dans le bon sens : vers mes frères et sœurs ! Oui, Dieu est présent dès lors qu’à deux, en duo, en couple ou en binône nous prenons soin de contempler le monde à la lumière de la Parole. Dans la fumée du désastre nous percevons la vie qui résiste dans le courage de ceux et celles qui soignent, mais aussi dans la fidélité de ceux qui nous nourrissent: la boulangère, le maraîcher, le transporteur, le peuple des obscurs sans lequel rien ne peut se faire. J’y vois une image de Dieu : humble et invisible, au service de la vie qu’il distribue par amour, jusqu’au milieu des tempêtes. Voilà notre modèle, rappelé par Jean le Baptiste : « Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a pas, et que celui qui a de quoi manger fasse de même. »

  12. Les compagnons d’Emmaüs s’en vont, déçus, vers un ailleurs qu’ils ne savent nommer ni désirer … Peut-être rentrent ils se “confiner” chez eux … Jusqu’à ce qu’ils communient à une présence nouvelle !
    Que de belles communions vécues avec les proches, les amis, entre les peurs et colères des uns, sur “ce qui n’a pas été et aurait dû être fait”, le “consentement” des autres, dont moi-même, “habitant” mon chez moi/notre chez nous, questionné par ces grands “désirs” entendus et partagés d’un nouvel ordre du monde et où il le faut trouver “ma place” active… interpellé aussi sur mes “urgences” , alors que toutes mes priorités, les rendez-vous sont mis en sommeil…
    Goûtant aussi cette “manne” des liens d’amitié – plus que jamais “disponibles” – alors même que l’un d’eux se trouve “confiné” en chambre stérile, atteint brutalement d’un cancer destructeur, rendant grâce de cette manne de la parole de Dieu ou de ces paroles de vie “en son nom “, grâce de ne pas connaître l’ennui, au vue des richesses qui me sont données en abondance (musique, lecture, … famille, amis)…
    Ce “davantage” auquel je peux me sentir appelé, ce premier “plus” serait de ne pas laisser couler certaines désespérances …
    “Je vous laisse la paix, je vous donne ma Paix… Mais pas comme le monde la donne … Paix du jour de Pâques où Christ traverse les murs de la peur où étaient “confinés” les siens …
    Bien fraternellement

  13. Le chemin d’Emmaüs….
    Oui cheminer dans les réalités de notre quotidien et de notre monde et continuer à marcher…
    Merci au Pape François de me nourrir de son homélie quotidienne, mon coeur est brûlant quand il explique les Ecritures.
    Chemin d’Emmaüs où il faut accepter de ne pas comprendre, Jésus écoute. Je lui offre toutes les souffrances de notre monde, des personnes qui ont perdu un être cher.
    Il faut accepter de cheminer pour traverser…
    Donne moi un coeur qui croit que la Vie est plus forte.

  14. Durant ce confinement ma foi a été éprouvée et j’ai pu expérimenter combien ma relation au Seigneur a été précieuse : il a été présent pour me permettre de demeurer en lui au-delà des murs de ma maison, il était là pour me porter les jours de lassitude, il était là pour m’éveiller à la souffrance du Vivant sur terre, il était là pour me guider vers les personnes éclairées, il était là pour faire rayonner ma lumière intérieure auprès de mes proches et au-delà. Oui j’ai pu éprouver à quelle point cette relation, soutenue par mes compagnons CVX, mes frères chrétiens, l’église catholique qui a su se rendre présente malgré les contraintes, m’a permis de rester Vivante et je l’espère de porter du fruit, durant cette période mortifère !

Laisser un commentaire

Fermer le menu